En septembre dernier, le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait la fin du numerus clausus et du concours de la PACES (première année commune des études de santé) à partir de la rentrée 2020. Afin de préparer la suite, un rapport a été commandé. Il a été rendu le 18 décembre 2018 et annonce la nouvelle organisation des études de santé. La première année devrait donc bien disparaître au profit de plusieurs voies d’accès aux filières médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie. Retour sur le futur des études de médecine en France avec l’ESEM France, plateforme d’orientation spécialisée dans les études médicales.

Pour suivre des études de santé, les étudiants auront le choix entre deux options : le « portail santé » et une première année de licence.

Le « portail santé »

C’est une sorte de première année d’études de santé plus générale. Les étudiants qui sont sûrs de vouloir poursuivre dans cette voie s’inscriront au « portail santé » sur Parcoursup. Il n’y aura pas de sélection à l’entrée. Le rapport précise que les étudiants suivront les enseignements spécifiques des différentes filières ainsi que ceux qui préparent la poursuite d’études dans d’autres formations du premier cycle.

Une sélection aura tout de même lieu à la suite de la première année d’études. Pour valider leur année, les étudiants devront réunir plusieurs conditions : valider 60 ECTS en un an, avoir une moyenne générale supérieure à un certain seuil et avoir une note minimale à un module spécifique, mais ce dernier point n’est pas encore fixé. Si l’étudiant réuni toutes ces conditions, il passera devant un jury pour être évalué lors d’une épreuve écrite ou orale. L’ESEM France précise qu’il n’y aura pas de redoublement possible.

Une première année de licence

Les lycéens qui hésitent entre deux filières ou, tout simplement, qui ne veulent pas passer par le « portail santé » peuvent aussi se diriger vers une première année de licence dans le domaine de la santé. Certains établissements médicaux proposeront une « mineure santé ».

Ensuite, à la fin de cette première année, les étudiants devront aussi valider certaines conditions : valider 60 ETCS en un an. D’autres critères pourront aussi être demandés comme le fait d’avoir une certaine moyenne, d’avoir validé cette année du premier essai ou encore et surtout d’avoir bien suivi une « mineure santé ». Enfin, toutes ces conditions validées, les étudiants seront convoqués à un examen d’admission écrit et/ou oral.

 

L’ESEM France souligne que ce nouveau système a pour but de diversifier les profils. En effet, en principe, des étudiants venant de filières variées pourront accéder à des études de santé. Il ne reste plus qu’à attendre le retour des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé sur ces propositions.