Parce que les métiers de la santé en France sont parfois difficilement accessibles, étudier la kinésithérapie en Belgique apparaît comme une alternative de plus en plus intéressante. A tel point que le gouvernement belge a dû, en 2006, mettre en place un quota limitant les admissions d’étudiants étrangers à 30 %. On fait le point.

Devenir kiné en Belgique, quelle différence avec la France ?

Pour devenir kiné en France, vous n’avez pas d’autre choix que d’intégrer un IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie). Pour être admis, vous devez impérativement avoir fait une prépa, ou alors une première année universitaire en STAPS, PASS ou biologie et sciences pour la santé. Qu’en est-il en Belgique ? Là-bas, vous avez le choix entre deux options, selon que vous souhaitiez vous orienter vers un la recherche ou la professionnalisation : université ou Haute-Ecole à vocation professionnelle.

Autre différence notable avec la France : les frais de scolarité sont beaucoup moins élevés en Belgique. De plus, les Belges proposent un cursus de 4 ans pour devenir kiné, là où vous devez faire au moins 5 ans d’études en France. Enfin, à la différence du système français, vous n’aurez pas à passer un concours d’entrée et subir la pression qui va avec. En Belgique, on fait un tirage au sort sur la base des dossiers scolaires.

Faire des études de kiné en Belgique, est-ce plus avantageux ?

En bref, oui, ne serait-ce que pour bénéficier des avantages cités plus haut : études moins chères, parcours moins long, pas de concours d’entrée… Aussi, vous ne le savez peut-être pas, mais le diplôme de kiné belge vous donne le droit d’exercer en France, mais aussi dans d’autres pays européens. Aujourd’hui, vous pouvez bénéficier des services d’organismes spécialisés dans l’accompagnement des étudiants francophones pour leurs études de santé en Europe, comme Europe Eduss. Notre avis sur Europe Eduss est qu’il s’agit d’un organisme sérieux qui facilite l’accès à des études de kiné en Belgique.