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Avec les dernières avancées technologiques en matière de bio-impression, la médecine s’approche de ce qu’on pensait hier comme hypothétique : la création d’organes artificiels.

Comprendre la création d’organes artificiels

Dupliquer un organe du corps humain est fastidieux : en plus de la forme, il faut chercher à reproduire la fonction de l’organe en question. Il s’agit donc pour les ingénieurs de recréer dans les moindres détails sa composition cellulaire et ses activités physiques et biochimiques. Par exemple, pour un poumon, tout l’enjeu est de mimer les mouvements de l’organe, de concevoir un objet capable de se gonfler et de se dégonfler au contact de l’air…

L’implantation de poumons artificiels bientôt possible ?

Pari relevé en mai dernier, par des bio-chercheurs des universités de Rice et de Washington. L’objet ressemble à s’y méprendre à un sac, mais il n’en est rien : grâce à un modèle d’hydrogel, les tissus de cet organe artificiel reproduisent les pressions et les fréquences respiratoires, et serait prêt à communiquer en réseaux, grâce à la conception des réseaux vasculaires des voies respiratoires.

Créer un cœur avec l’impression 3D

Autre avancée médicale épatante en 2019 : la reproduction d’un modèle de cœur. Bien-sûr, il ne s’agit que d’un prototype pour le moment (l’objet mesure seulement 2 cm !) mais la communauté scientifique est unanime : ce cœur artificiel rend plus palpable que jamais la perspective de la production d’organes fonctionnels pour les hommes. Cette innovation a été conçue par des chercheurs de l’université de Tel-Aviv, en Israël.

Quand la machine crée de la peau

Pour les chercheurs américains de Wake Forest, le défi est de créer une imprimante 3D capable d’agir directement sur les plaies d’un individu, en reconstruisant la peau. Cette reconstruction cutanée aux allures futuristes pourrait se révéler comme une fantastique alternative à la greffe de peau, une chirurgie lourde et douloureuse pour le patient.

L’avis de l’ESEM France sur l’impression 3D

Une certitude : les organes artificiels sont en voie de révolutionner la médecine. Les patients en attente de greffes pourraient dans quelques années avoir un nouveau cœur, de nouveaux poumons, de nouveaux reins beaucoup plus facilement qu’aujourd’hui. Les donneurs étant trop peu nombreux, et la compatibilité difficile à assurer, l’organe 3D, sur mesure, pourrait en effet complètement bouleverser notre rapport à la médecine conclut l’ESEM France.