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Ils soignent dans les hôpitaux mais ils ne sont pas encore docteur, ce sont les internes. Liberté d’installation, conditions de travail sont quelques-unes de leurs revendications dans les dernières manifestations qui ont eu lieu en 2015, mais quelle est leur quotidien ? L’ESEM France, plateforme d’orientation spécialisée dans les études de médecine, nous raconte la journée type des internes, ces futurs médecins.

Une matinée réservée aux visites

Romain à 25 ans, il est interne en dermatologie où il doit effectuer ici un stage de six mois. Première tâche de la journée : la transmission, un briefing avec les équipes présentes cette nuit. L’interne peut ainsi analyser tout ce qui est dit pendant la réunion et adapter les traitements de certains patients. Le service accueille des patients hospitalisés quelques jours pour des soins ou des examens. L’interne s’occupe donc de faire les premières visites pour ceux qui doivent sortir le jour même. Le travail est bien sûr médical mais aussi très administratif avec de nombreux papiers à signer.

Deux jours par semaine, les visites sont suivies par un médecin expérimenté du service. C’est un enseignement important pour l’interne et c’est une sécurité pour les patients dans les cas les plus complexes.

Une pause déjeuner bien méritée avant de retourner au travail

Quatorze patients plus tard, pause déjeuner pour Romain. D’origine parisienne, après un concours national pour devenir dermatologue, il a été obligé de venir s’installer à Limoges mais il ne regrette pas ce choix. Il est même aujourd’hui le président de l’association des internes.

Le repas se déroule à l’internat. Pour ces jeunes adultes qui côtoient la maladie et la mort, c’est l’endroit où relâcher la pression.

Romain retourne à l’hôpital pour de la formation dans le cadre de son diplôme. L’interne prépare avec le chef du service dermatologie une présentation de cas cliniques. Il devra refaire cette présentation le lendemain devant tous les internes en dermatologie du Sud-Ouest. Des devoirs en perspective, donc, pour la soirée. Mais en attendant, il reste du travail avec l’accueil de nouveaux patients et aussi en bonus quelques consultations.

Pour 1700 euros par mois, Romain doit faire huit stages pendant ses quatre années d’internat. Même si tous les stages sont différents, l’avis de l’ESEM France sur le sujet est que le rythme est plutôt soutenu. Ce n’est jamais préjudiciable pour les patients mais les internes en médecine font souvent face à des problèmes de burn-out.