Les maladies parodontales regroupent un ensemble d’affections inflammatoires et infectieuses qui touchent les tissus de soutien des dents, appelés parodonte. Elles concernent principalement la gencive, le ligament parodontal et l’os alvéolaire dans lequel les dents sont implantées. Longtemps silencieuses, ces pathologies évoluent souvent sans douleur dans les premiers stades, ce qui explique qu’elles soient fréquemment diagnostiquées tardivement. En milieu urbain, notamment dans une grande ville comme Paris, le stress, le tabagisme et certaines habitudes de vie peuvent favoriser leur apparition et leur progression.
Les maladies parodontales constituent aujourd’hui l’une des principales causes de perte dentaire chez l’adulte. Leur prise en charge repose sur une compréhension précise de leurs mécanismes, une prévention rigoureuse et un suivi régulier chez le chirurgien-dentiste.

Qu’est-ce que le parodonte

Le parodonte désigne l’ensemble des tissus qui assurent le maintien et la stabilité des dents. Il comprend la gencive, qui entoure les dents et joue un rôle protecteur, le ligament parodontal, qui relie la dent à l’os, le cément, qui recouvre la racine dentaire, et l’os alvéolaire, support osseux des dents. Lorsque ces structures sont atteintes, la dent perd progressivement son ancrage.
Un parodonte sain permet une mastication efficace et sans douleur. À l’inverse, une atteinte parodontale peut entraîner une mobilité dentaire, un déchaussement progressif et, à terme, la perte des dents concernées.

De la gingivite à la parodontite

La maladie parodontale débute le plus souvent par une gingivite. Cette inflammation de la gencive est provoquée par l’accumulation de plaque dentaire au niveau du collet des dents. Elle se manifeste par des gencives rouges, gonflées et sujettes aux saignements, notamment lors du brossage. À ce stade, la maladie est réversible si une hygiène bucco-dentaire adaptée est mise en place.
En l’absence de prise en charge, la gingivite peut évoluer vers une parodontite. Cette forme plus avancée se caractérise par une destruction progressive des tissus de soutien de la dent. Des poches parodontales se forment entre la dent et la gencive, favorisant la prolifération bactérienne. L’os alvéolaire est progressivement détruit, entraînant une mobilité dentaire puis un déchaussement.

Facteurs de risque des maladies parodontales

Plusieurs facteurs influencent l’apparition et l’évolution des maladies parodontales. Une hygiène bucco-dentaire insuffisante constitue le principal facteur de risque, mais d’autres éléments peuvent aggraver la situation. Le tabagisme est l’un des facteurs les plus importants, car il diminue la réponse immunitaire et masque parfois les signes inflammatoires, retardant le diagnostic.
Le stress chronique, fréquent chez les patients vivant dans des environnements urbains denses comme Paris, peut également jouer un rôle en affaiblissant les défenses de l’organisme. Certaines maladies générales, telles que le diabète, ainsi que les déséquilibres hormonaux, notamment pendant la grossesse ou la ménopause, augmentent également la susceptibilité aux maladies parodontales.

Conséquences sur la santé générale

Les maladies parodontales ne se limitent pas à la sphère buccale. De nombreuses études ont mis en évidence des liens entre les infections parodontales et certaines maladies chroniques. Elles peuvent notamment favoriser les maladies cardiovasculaires, compliquer l’équilibre du diabète et être associées à un risque accru d’accouchements prématurés.
Ces liens s’expliquent par la diffusion de bactéries et de médiateurs inflammatoires dans la circulation sanguine. La prise en charge des maladies parodontales participe donc non seulement à la préservation des dents, mais aussi à la santé générale.

Prise en charge des maladies parodontales

Le traitement des maladies parodontales repose sur l’élimination de la plaque dentaire et du tartre, responsables de l’inflammation. Un détartrage et un surfaçage radiculaire permettent de nettoyer les surfaces dentaires et les racines. Dans certains cas, des traitements complémentaires peuvent être nécessaires pour réduire l’infection et stabiliser la maladie.
La réussite du traitement dépend en grande partie de l’implication du patient dans l’amélioration de son hygiène bucco-dentaire. Un suivi régulier est indispensable pour contrôler l’évolution de la maladie et prévenir les récidives.

Prévention et suivi à long terme

La prévention des maladies parodontales repose sur une hygiène bucco-dentaire quotidienne rigoureuse, incluant un brossage efficace, le nettoyage des espaces interdentaires et des consultations régulières chez le chirurgien-dentiste. Un diagnostic précoce permet de limiter les atteintes et de préserver durablement les dents naturelles.
À Paris, le suivi par des praticiens comme le Dr. Migliardi Geoffrey s’inscrit dans une approche globale de prévention et de prise en charge des maladies parodontales, en tenant compte des facteurs de risque individuels et du mode de vie des patients.